Snpca-Cgc

jeudi 26 juin 2014

Farandole de factures "monitoring, e-réputation, développement de sites, veille internet..." Bygmalion a visiblement fait le plein!

Dans son édition du 25 juin 2014, "Le Canard enchaîné" publie de nouvelles révélations sur "le système Bygmalion" (dixit).
 
Il s'agit plus là du volet politique....bien que le volet médiatique y soit également traité s'agissant notamment des "séances de média-training payées dispensées par des journalistes (une dizaine) issus de le télé ou de la radio à des politiques."

Et presque comme le dit la pub "Change pas d'chaîne Léon, y a les mêmes à France Télévisions": "monitoring, e-réputation, accompagnement stratégique, préparations en tous genres: dossiers, discours et éléments langages,  mise à jour et développement de site internet, mise en place dispositif veille internet,etc..." !!!!


Quasiment toutes ces prestations que détaille "Le Canard" s'agissant du groupe UMP visiblement bon et gros client de Bygmalion, se retrouvent à France Télévisions.
"Prestations qui après le départ de Carolis ont été évaluées et jugées nécessaires" c'est ce qu'à fait dire Pflimlin hier soir dans le JT de 20h où Pujadas évoquait quasiment pour la première fois de ce dossier brûlant dont parle pourtant l'ensemble des média depuis des semaines et dont le volet audiovisuel fait l'objet d'une instruction judiciaire menée par le juge Renaud Van Ruymbeke  suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC ayant déjà conduit à  4 mises en examen et  2 témoins assistés.

Prestations que le Canard avait fini par chiffrer pour France Télévisons dans ces contrats  passés avec Bygmalion à plusieurs centaines de milliers d'euros pour ne pas dire de millions d'euros...du genre de celles-ci (les montants des factures réglées à Bygmalion sont en TTC  évidemment):

"Réalisation de l'étude consacrée à l'image du groupe FTV en collaboration avec TNS Sofres" (juillet 2009 avant Pfimlin) - montant 43.056€.
et celle-ci "100 exemplaires reliés avec chemise à rabats (1 volet) du document de présentation Comité diversité avec son rapport de synthèse" - montant 5.860,40€

"Accompagnement stratégique de France Ô et Recherche de nouveaux programmes"  (mars 2011) - montant 5.980€.

Ou encore "accompagnement du Comité permanent de la diversité avec contribution à la rédaction et mise en forme du rapport, rédaction et mise en forme de sa synthèse avec mise à jour et amélioration du référencement du site dédié" - (3 factures de 11.960€ chacune pour 201-2011 et 2012 -dernière en date en janvier 2012) - montant total 35.880€ .

Ou bien aussi "Séminaire de formation" (janvier 2013) - montant 5.980€ 
mais également celle-là   "mise en œuvre de la statégie d'influence et élaboration de l'argumantaire pour demande de fréquence radio FM pour la direction radio" (d'avril 2011) - montant  17.940,00€....et la liste est longue.


Que dire également de ces deux factures, l'une d'un montant de 43.056€ de juin 2013 (pour courriers et mails 1er et 2ème trimestre) et l'autre montant de 21.528€ 21.528€ de septembre 2013 (pour courriers et mails 3ème trimestre) !!!?? 

Pour la petite histoire, les "très nombreux" courriers adressés au pédégé de FTV qui nécessitaient des réponses "chères et pointues" sont en moyenne au nombre de soixante par mois (tout au plus) et chaque réponse est facturée depuis fin 2013 par la boite qui a remplacé celle de Millot, à un coût estimé de 6,60 € la réponse, soit 400€/mois  !!!!!!!

Chacun constatera l'analogie de certains montants comme s'il y avait des "barèmes"...par exemple la "réalisation de l'étude consacrée à l'image du groupe FTV en collaboration avec TNS Sofres" et celle pour "les courriers et mails 1er et 2ème trimestre 2013" sont d'un montant strictement identique : 43.056€. 

Tout ça sans compter les centaines de milliers d'euros dépensés en "e-reputation et accompagnement stratégique" qu'il s’agisse de FTV et de FTP...



Pour ne prendre que l'année 2011 donc en plein sous Rémy Pflimlin:

France Télévisions verse à Bygmalion son "accompagnement stratégique" (5.980€) et sa "e-repuation" tous les mois 8.970€, 12/12 mois un montant de 113.620€  

et France Télévisions Publicité 11.960€ (même montant que les factures Comité diversité !),12/12 mois pour un "accompagnement stratégique".
Ce que révèle le palmipède dans son encart "Tous à la big soupe!" sur ces fameuses séances de médiatraining (appelés aussi ménages) pourrait presque paraître anecdotique: "Côté journalistes, la plupart issus de la télé ou de la radio, sont de bonnes connaissances de Bastien Millot, chroniqueur à Europe 1 jusqu'en mars dernier. 
La mission que leur sous-traitait ce dernier: entraîner des hommes politiques (souvent des députés) à bien s'exprimer devant les caméras. 
Ces séances de médiatraining étaient généralement payées (fort cher) par la questure de l'Assemblée est effectuée dans les locaux de Bygmalion ou du Palais-Bourbon..."

Que des "prestations évaluées et jugées nécessaires" qui si elles avaient été stoppées auraient mis en péril l'entreprise"....enfin puisqu'on vous le dit !!!!!

mardi 24 juin 2014

Forfait jour ou 39 heures?

Forfait jours ou 39h00 ?

Vous êtes éligibles au forfait jours ? Bravo. Votre personnalité, votre volonté, votre mode de vie,
vos choix professionnels ont fait de vous un cadre. Vous êtes autonome dans l’organisation de votre travail, ou la nature de votre emploi ne permet pas de prédéterminer une durée du temps de travail.
PTA ou Journalistes, vous pouvez signer un avenant à votre contrat de travail. Une convention de forfait en jours d’une durée de 2 ans.

Mais avant de vous décider, il vous faut connaître un certain nombre d’éléments.

Est-ce une obligation ?
 
Non ce n’en est pas une. L’absence de réponse ne vaut pas acceptation. Tout dépend de la culture d’entreprise et du collectif de travail.
Donc, Mesdames et Messieurs les RH ou Chefs de service, pas de pression ou pire de harcèlement moral.

Le projet d’entreprise :
 
Quel est le projet industriel ? Quel est le projet « rédactionnel » ?
Pour les journalistes, s’agit-il de fournir de l’information aux téléspectateurs ? S’agit-il de fournir un, deux sujets par jour pour le Prémium et les nouveaux médias ?
 
Prudence :
 
Tout d’abord, il faut bien se connaître.
La notion d’autonomie ne va pas sans son corollaire, la confiance. Elle doit être partagée tant par l’employeur que par les salariés.

Il faut analyser le nombre d’heures supplémentaires déjà réalisées pour savoir si cela vaut le coup de passer au forfait jours (+3% et X jours de congés en plus), ou s’il est préférable d’attendre et d’essayer les 39h00 (si on a des doutes).

Les auto-déclaratifs :
 
Qu’ils soient en version papier ou en version numérique, il faudra tout noter pour pouvoir analyser le temps de travail réellement effectué et si il peut y avoir des abus ou pas.

C’est aussi le bon moyen de constater si vous êtes bien Gagnant/Gagnant. Vous signez la convention de forfait en jours pour deux ans, et deux ans quand on s’estime lésé, c’est très long.

La CGC est favorable au forfait en jours, mais avec des réserves :

La prise de conscience par les cadres de la dangerosité du stress dans leur activité est très imparfaite. Attention à ne pas minimiser ses effets.

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour nous est très important. La réussite de cet exercice constitue un des critères clé d’une carrière épanouie.

Le SNPCA-CGC propose :
• un temps de repos quotidien obligatoire de 13 heures consécutives au lieu de 11 heures actuellement.
• que le repos hebdomadaire de deux journées consécutives soit sanctuarisé.
• une rémunération équitable pour les salariés qui choisiront le forfait en jours. En effet, 3% d’augmentation, et 204 jours travaillés pour les PTA ou 197 jours travaillés pour les journalistes, est-ce bien raisonnable ?
 
A vous de savoir si les 3% de hausse de salaire méritent ou pas votre attention ou d’être renégociés.

Bonne détermination.



Ci dessous, un article relatif à un jugement en Cassation concernant le forfait jour:


La Cour de cassation annule de nouveau des conventions de forfait en jours qui n’assurent pas la protection de la sécurité et de la santé des salariés.  
Reprenant l’argumentation qu’elle développe depuis l’arrêt du 31 janvier 2012 (v. nos actualités des 13/02/2012 et 28/05/2014 : Forfait jours : la chimie épinglée ! et Forfait en jours : au tour des experts-comptables !) sur la protection de la sécurité et de la santé du salarié, la Haute juridiction a annulé le 11 juin 2014 une convention de forfait en jours conclue dans le cadre d’un accord d’entreprise qui relevait de la convention collective nationale des entreprises de bâtiment et des travaux publics.
Pour la Haute juridiction, ni les dispositions de l’accord national sur la durée du travail dans les entreprises de bâtiment et des travaux publics, ni les stipulations de l’accord d’entreprise qui prévoient seulement qu’il appartient aux salariés de tenir compte des limites journalières et hebdomadaires, et en cas de circonstances particulières d’en référer à leur hiérarchie de rattachement, ne permettent de garantir que l’amplitude et la charge de travail restent raisonnables et d’assurer une bonne répartition, dans le temps, du travail du salarié. Il en résulte que ces stipulations ne sont pas de nature à assurer la protection de la sécurité et de la santé du salarié, et que la convention de forfait en jours doit être considérée comme nulle.

Pour en savoir plus, v. Liaisons soc. 19 juin 2014, bref n° 16613.
Sur le forfait annuel en jours, v. Le Lamy social 2014, n° 3295 et s. et Le Lamy Temps de travail, n° 365-55 et s.









jeudi 22 mai 2014

NOUVELLE LETTRE OUVERTE A RÉMY PFIMLIN VISANT A REPLACER LES FEMMES ET LES HOMMES DE FRANCE TÉLÉVISIONS AU CŒUR DE L’ENTREPRISE…



NOUVELLE LETTRE OUVERTE A RÉMY PFIMLIN VISANT A REPLACER LES FEMMES ET LES HOMMES DE FRANCE TÉLÉVISIONS AU CŒUR DE L’ENTREPRISE…

Quelque soit la direction, quelques soient les syndicats, le constat est là et bien là : la situation est fermée et bien fermée.

Il est temps pour les salariés de France Télévisions de reprendre en main leur avenir, de sortir de l’ombre et de s’exprimer librement pour redonner un futur à leur entreprise à laquelle ils croient toujours. Techniciens, journalistes, administratifs, cadres, sont malheureusement de plus en plus nombreux à grossir les rangs de ceux qui souffrent en silence et subissent au quotidien cette dégringolade vers… on ne sait quoi !!!

Le message est clair, les femmes et les hommes de France Télé doivent se  réveiller et dire haut et fort le mal qu’on leur fait.

Tous, ils adorent leur métier et aiment vraiment  leur entreprise…si certains directeurs ou directrices leur ont reproché d’avoir « trop d’affect » avec l’entreprise ( !?!), ils n’ont pas à rougir de leur passion qu’ils ne veulent pas voir se transformer en détestation si rien est fait.

Cette entreprise unique et compliquée ne fonctionne pas. La mise en place du texte unique ne fonctionne pas non plus. Les outils de gestion, de paie ne fonctionnent pas plus. Il n’y a plus de projet, plus de logique, plus de stratégie…FTV sombre.

La division est à tous les étages et chacun des 10.000 salariés se sent seul ! N’est ce pas, Monsieur le Président mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas pour mieux régner !!!!

La fracture entre les salariés est de plus en plus perceptible, la solidarité au sein de l’entreprise semble aux abonnés absents, la démobilisation est à son comble….ils ne savent plus à quelle sauce ils vont être mangés. Ils sont tout bonnement perdus et épuisés…. après 5 ans de régression, il y a de quoi !

Beaucoup disent que si l’ensemble des syndicats allaient dans le même sens, ça serait mieux….Comment faire ? Les syndicats croulent sous les demandes en tous genres, volonté de la direction de les noyer dans les dossiers « usine à gaz » !
Cette technique employée par la Présidence actuelle et la précédente, n’est pas la bonne…les FO combats et la CoGesTion de certains doit cesser car elle a largement contribué au désastre…
Les syndicats, c’est avant tout, les femmes et les hommes de l’entreprise. Ils sont aussi le relai qui permet d’exprimer les soucis, les mécontentements (pourquoi pas un jour, les joies ?) et remonter l’info à celles et ceux qui les dirigent. C’est la base… Sinon, il ne faudra pas se plaindre.


Dans un tel contexte, des collectifs de salariés indépendants se créent, ici et là. C’est un signe qui devrait inquiéter  la direction, les syndicats et les salariés eux-mêmes…Où va-t-on ?

La division et la fracture, elles, se constatent partout….entre salariés et direction ou entre le N et le N+1, chacun ayant l’impression de ne pas ou plus être écouté par l’autre.
En fait qu’il s’agisse du N, du N +1 ou du N + 8754, personne n’a de réponse aux questions posées même si le problème est simple…donc plus rien n’est résolu !!!!

L’encadrement dit de  « proximité » n’a jamais autant souffert.

Rien ne sert de s’énerver auprès du « proche encadrement » qui n’a plus les moyens aujourd’hui d’agir. Le problème vient de tout en haut et peut être même au dessus du niveau supérieur de l’entreprise !

Ne parlons pas des souffrances que chacun vit, des risques psychosociaux qui ne sont plus des risques mais le quotidien d’une grande majorité de collaborateurs. Les rapports publiés parlent d’eux-mêmes notamment le dernier en date commandé par le CHSCT.

Toutes ces divisions et ces fractures conduisent au naufrage de France Télévisions alors que l’énergie, les savoir-faire et la force de frappe (audiovisuelle) devraient être autant d’atouts.
La réforme qui visait à unifier et mutualiser pour redéployer de l’activité ne fonctionne pas. C’est même l’effet contraire ! Où sont les nouvelles activités ? Que chacun regarde dans quel état est la production interne et quelle est l’occupation de certains secteurs !!!!!

Il est grand temps de redonner un projet à l’entreprise, de remobiliser les forces pour un service audiovisuel public puissant et solide, avec des programmes de qualité, fabriqués en interne.

Il faut que souffle un vent nouveau, où les salariés  tous ensemble, se lèvent pour dire « STOP, STOP ET ENCORE STOP » à cette présidence et réclamer à la Tutelle et au CSA d’assurer à France Télévisions un avenir plus glorieux avant qu’il ne soit trop tard et que la télé publique soit au fond du gouffre.

Il n’est plus possible d’attendre juillet 2015 que la dégringolade continue, qu’une nouvelle présidence arrive, constate le désastre et prenne le temps de comprendre le bazar dans lequel s’est ancré FTV pour agir…il sera probablement trop tard.

Avant dernier point : le logiciel de paie ne fonctionne toujours pas et il semble même que cela va s’aggraver. Le peu qui fonctionnait jusqu'à maintenant ne fonctionnera plus demain car le logiciel est « sur–saturé » et les bugs s’accumulent.
Le minimum pour les salariés d’une entreprise quelle qu’elle soit, est : lorsque le travail est accompli, il est clair que le salaire doit être entièrement versé ! N’est-ce pas Monsieur le Président ??? Ce principe de base n’est plus respecté à FTV d’où la perte de confiance !

Dernière chose, Monsieur  le Président, suite à votre réponse à la première lettre ouverte des syndicats CFDT et SNPCA-CGC,  qui ne seraient,  semble-t-il, « pas dans la réalité », en voici une nouvelle qui vous explique la « réalité vraie » de vos salariés.




mardi 20 mai 2014

Lettre ouverte à rémy Pflimlin, Président Directeur Général de France Télévisions

Monsieur le Président,

En moins de 6 mois, trois directeurs des Antennes et des Programmes (Philippe VILAMITJANA pour France 2, Thierry LANGLOIS pour France 3 et Sandrine ROUSTAN pour France 4) ont été poussés vers la sortie.
Pourtant, tous les trois n’étaient pas là par hasard et c’est bien vous, Monsieur le Président, qui les aviez nommés à la tête de ces chaînes. On ne s’improvise pas Directeur des Programmes du jour au lendemain et cette responsabilité est atteinte après un long parcours fait d’expérience, de succès, quelques fois d’échecs, mais surtout avec la vision et la connaissance des programmes jusqu’au dernier détail. Pour chacun d’entre eux, leur CV en matière audiovisuelle en est la preuve.
- Philippe VILAMITJANA, 28 ans de carrière, avait notamment mis en place le format culturel de la chaîne France 5 avec des émissions comme « C’est à vous » et « C’est dans l’air ».
- Thierry LANGLOIS, 25 ans de carrière, est l’artisan de la remise à niveau de France 3 avec des nouveautés comme le jeu « Harry » ou « Les Carnets de Julie », sans parler de sa politique de fictions et de séries basée sur les spécificités régionales.
- Sandrine ROUSTAN, 20 ans de carrière, a notamment mis à l’antenne des émissions éducatives de qualité comme la « Masterclasse », animé par Pierre LESCURE ou l’émission « Viens dans ma cité », produite par Djamel BENSALAH, primée par l’U.E.R. comme le meilleur format de service public, en septembre dernier, et qui avait valu à Sandrine ROUSTAN vos félicitations.
Depuis janvier 2013, vous avez réorganisé la Direction Générale du Groupe en nommant Bruno PATINO à la tête des Antennes, des Programmes et du Numérique. Il est connu pour être un spécialiste du développement numérique et des plates-formes digitales, ayant notamment participé à la création du Monde.fr. Depuis 2010, date de votre nomination à la Présidence du Groupe, il s’occupait déjà du développement numérique.
En le nommant à la tête des Antennes et des Programmes, vous lui avez assigné pour objectif de définir et de mettre en place une stratégie éditoriale pour les chaînes de France Télévisions, c’est-à-dire une politique de création de programmes qui permette de mieux identifier France 2, France 3, France 4, France 5, France O, afin de mieux les positionner tout en répondant aux différentes missions de service public de l’audiovisuel français. 
Les Directeurs des Antennes et des Programmes de chacune des chaînes étaient donc ainsi placés sous l’autorité de Bruno PATINO.

Un an et demi plus tard, faisons le bilan global de la situation…
Le Groupe a perdu un point d’audience entre 2013 et 2014, ce qui, dans le métier, est considérable. Les recettes publicitaires sont au plus bas et les projections sont alarmantes.
Il n’y a jamais eu autant de destruction de valeur, avec des émissions emblématiques avec « Taratata » et « C’est pas sorcier » qui ont purement et simplement disparu. Les échecs cumulés des acess prime time de la rentrée 2013, « Jusqu’ici tout va bien » avec Sophie ARAM et « L’émission pour tous » de Laurent RUQUIER, peuvent être qualifiés d’accidents industriels.

La chaîne France 4, nouvellement reformatée en chaîne jeunesse en journée et nouvelles écritures en soirée, peine à réunir 1,3 % d’audience, en moyenne, contre 2% la saison dernière, en passant sous silence des échecs abyssaux comme « Tokyo reverse » qui a réalisé moins d’audience que la mire, 29.000 téléspectateurs !
Les chaînes France 2 et France 3 sont dans la confusion totale en programmant la même émission sur les brocantes à quelques moments d’intervalle, l’une avec Charlotte DE TURKHEIM et l’autre avec Eglantine EMAYE.

Les écarts sont de plus en plus inquiétants entre le 20H de TF1 et celui de David PUJADAS, avec parfois deux millions de téléspectateurs de différence.

 La programmation des invités sur « Ce soir ou jamais » amène certains hommes politiques, comme Julien DRAY, à s’indigner publiquement en se demandant si la pluralité est bien respectée, comme doit le garantir le cahier des charges d’une chaîne publique.
Quant à l’Europe, il a fallu l’intervention des députés européens pour obtenir la diffusion d’un débat digne de ce nom, à une heure de grande écoute avant les élections européennes. Le service public oublie à France Télévisions ses missions premières qui sont l’information, la pédagogie et le débat, à la veille d’un scrutin d’importance nationale.

Monsieur le Président, il n’existe pas de politique et de stratégie éditoriale des programmes au sein du Groupe, comme vous sembliez le souhaiter. Depuis plus d’un an et demi, elle brille par son absence et si tant est qu’elle existe, elle nous prépare à des difficultés financières et sociales, sans précédent. Il faut regarder la vérité en face et le refus de la réalité n’est plus possible.

France Télévisions se cantonne à une vision uniquement centrée sur le numérique et le global média qui répondait à l’un de vos objectifs. Pour autant, si créer la télévision de demain est primordial, cela ne peut se faire en négligeant la télévision d’aujourd’hui et pire en la détruisant.

En d’autres termes, à force de vouloir uniquement un virage numérique, France Télévisions tourne en rond. La redevance de nos concitoyens doit en priorité servir à créer des programmes de télévision, des programmes différents d’une chaîne à l’autre, des programmes populaires de qualité en mi-journée, des programmes culturels d’envergures en prime time, des débats nationaux représentant toutes les sensibilités sociales, culturelles et politiques, des émissions reflétant la diversité de la société, sans tomber dans le ghetto identitaire.
La priorité du service public doit être le téléspectateur citoyen car France Télévisions c’est le patrimoine de tous au service de tous.

Les budgets de plus en plus importants, dépensés au bénéfice unique du développement numérique alors que vous demandiez sans cesse des économies sur les programmes ne peuvent plus perdurer. Depuis quatre ans, c’est plus de 60 millions d’euros qui ont été dépensés tous les ans pour ce seul objectif, soit 240 millions d’euros de moins pour les programmes. La moitié n’aurait-elle pas suffit pour permettre aussi de développer des programmes emblématiques du service public ? Si on ne créé plus aujourd’hui de programmes, que diffusera-t-on demain sur toutes vos belles plates-formes numériques et sur les antennes du Groupe ?

Les résultats de cette politique du digital à outrance ont des conséquences éditoriales dramatiques sur les chaînes du Groupe, et, ce qui est plus grave, c’est qu’ils n’ont pas d’effets sur les recettes publicitaires internet qui stagnent et qui ne pourront jamais combler le manque à gagner des recettes de publicité générées sur les antennes des chaînes.
La mission d’un service public audiovisuel concerne avant tout le contenu des programmes. Vous entourer seulement de professionnels du numérique ne pourra pas vous aider à développer ces programmes et force est de constater que c’est plutôt l’inverse qui se produit.

Si vous ne changez pas les profils de votre casting, si vous ne rééquilibrez pas les priorités entre numérique et audiovisuel, l’année 2014 sera la pire année jamais connue à France Télévisions, éditorialement, financièrement et socialement. Certains réclameront un plan de licenciement quand d’autres poseront la question de la viabilité et de l’existence même de certaines des chaînes du Groupe. Si la situation ne change pas, il y a non assistance à entreprise publique en danger.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération distinguée.


vendredi 16 mai 2014

STOP, STOP ET STOP !!!



STOP, STOP ET STOP !!!

Plus rien ne fonctionne correctement à France Télévisions aujourd’hui. Tout d’abord c’est l’entreprise unique qui ne fonctionne pas et ce, depuis sa mise en place à marche forcée. Malgré l’empilement des rigidités, style usine à gaz et tous ces workflows transversaux pour des process soi-disant fluides mais d’une complexité sans nom qu’une armée mexicaine et de petits chefaillons (ce n’est pas ce qui manque dans la maison) est supposée faire appliquer, plus rien ne marche !!!

Schématiquement, il faut en faire des virages et en prendre des ronds points pour aller tout droit !!!  Alors forcément, les salariés se perdent !!!

La mise en place du « texte unique » non plus ne fonctionne pas. Ce texte qui indique (comme la loi le prévoit d’ailleurs) que tout le monde travaille de la même manière, qu’il s’agisse des Régions, de Paris ou des Dom et TOM… itinérant ou sédentaire…que l’on travaille le jour ou la nuit… !

Pourquoi ? Parce que chaque direction fait ce qu’elle veut en appliquant les parties du texte qui l’intéressent ou tout simplement en interprétant, chacun mettant « à sa sauce » le document qui n’a même pas fait l’objet d’une réunion avec les divers responsables pour une application uniforme dans l’entreprise.

Pire

Cette direction n’est même plus capable de payer correctement ses salariés qui travaillent.
Les exemples explosent : paies à zéro pour certains, paiements d’heures pour des salariés en forfait jour, paiement de « Télématin » pour certains qui n’en font jamais alors que ceux qui en font ne sont pas payés en conséquence!!!

Concernant les intermittents et cachetiers, nous ne savons même pas par où commencer pour dresser le bilan de « l’abatage » qui a été fait et qui continue.
Tout se règle devant les tribunaux désormais et / ou à l’hôpital !!!

La confiance n’y est plus et pire que ça, certains imaginent que les salariés très en colère, pourraient crever en silence !

Cela suffit, le gouffre dans lequel cette direction n’a cessé de précipiter France Télévisions, n’est plus supportable.

Il n’y a pour ces femmes et ces hommes qui portent depuis tant d’année l’entreprise, qu’une seule issue : se réveiller pour crier haut et fort qu’il existe partout à France Télévisions des salariés compétents, (qu’ils soient journalistes, techniciens ou administratifs, cdi, intermittents ou cachetiers) qui veulent travailler dans des conditions décentes pour un service public audiovisuel de qualité qui respecte tout un chacun conformément aux règles et principes en vigueur mais aussi dans la reconnaissance et la justice …

Il est temps de retrouver ces valeurs et dire STOP à tous ceux qui les ont piétinés avant qu’il ne soit trop tard.



jeudi 15 mai 2014

« Ras-le-bol de l’équipe de pyromanes » à France Télévisions qui n’a fait qu’attiser le feu depuis l’été 2010.

Le rapport au vitriol remis au Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de France Télévisions révélé par l'Express.fr le 6 mai et qui a ému jusqu’au plus haut niveau bon nombre d’acteurs du secteur audiovisuel, devrait continuer de faire parler de lui mais surtout provoquer enfin l’onde de choc que chacun attend. 
 
« Stratégies.fr » écrivait encore vendredi dernier « France Télévisions est au bord de l'explosion sociale si l'on se fie aux conclusions du rapport remis au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du groupe rendu fin mars et dont l'existence a été révélée par l'Express, le 6 mai dernier, alors que le groupe audiovisuel a mis en place un plan de départs volontaires afin de faire des économies.
Le rapport du cabinet Émergences, que Stratégies s'est procuré, pointe des surcharges de travail dans certains métiers et des sous-charges dans d'autres, et surtout un mal être des collaborateurs. «Force est de constater qu'il y a unanimité des agents de France Télévisions sur la mauvaise ambiance qui règne partout dans l'entreprise» selon les experts. Tous ces éléments contribuant à une ambiance dégradée ont d'ores et déjà un impact sur la santé des collaborateurs: «les salariés sont de plus en plus soumis à l'urgence, l'immédiateté et l'horizon de travail se réduit à la journée»….


Revenons sur l'article publié dans le Figaro par Paule Gonzales qui a suivi l’arrivée de Pflimlin et de son équipe intitulé: "Malaise social chez France Télévisions" :  
"Pour le moment, la direction a suspendu les mouvements de personnes et se concentre sur l'organisation de l'entreprise.
Une commission d'enquête s'est réunie mercredi. Plusieurs rapports de la direction et des organisations professionnelles mettent en avant les risques psycho-sociaux dans l'entreprise.
La pression monte à France Télévisions. Et la nouvelle direction n'est pas loin de déclarer l'état d'urgence. Plus que tout, l'état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique atteinte d'un syndrome France Télécom….
La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s'est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d'enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l'entreprise. Un mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines, a commandé un rapport au cabinet « Entreprise & Personnel » aux conclusions sans appel."
Rapport que personne n’a jamais vu et qui est resté lettre morte mais ce qui est pire et interdit par les textes conventionnels, rapport qui avait été commandé à « Entreprises & Personnel », l’entreprise dont Patrice Papet (dga/drh de France Télévisions) est administrateur (qu’il faisait donc travailler pour l’entreprise audiovisuelle sans y voir le moindre problème, le moindre conflit d’intérêt ou la moindre violation de la disposition d’exclusivité qui le lie à l’entreprise) comme le révélait le blog CGC Média à l’époque.

Cet article faisait suite à celui du blog CGC Média fin novembre 2009 intitulé « France Télévisions: inquiétude et souffrance des salariés à la mode France Télécom » suite à la diffusion par le magazine Marianne d’un papier particulièrement cinglant qui commençait ainsi: « Vent de paranoïa à France Télé : « Absence de communication de la direction», « interrogation sur la stratégie générale »Un an après le début de la réorganisation de France Télévisions en entreprise unique les salariés sont déboussolés.
C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par le cabinet Sexant Expertise à la demande du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail CHSCT de France 3 que Marianne a pu consulter…. »
De 2009 à 2014, qu’a fait la direction ? RIEN c’est évident…ou plutôt si, elle s’est assise sur les différents rapports ne faisant qu’exacerber la situation explosive, en allumant des incendies tous azimuts et en stressant à les salariés à outrance pensant probablement que le vieil adage « diviser pour mieux régner » marcherait !!! Tu parles  d'une "stratégie" !
 
Le « ras-le-bol » général à France Télévisions, c’est celui des salariés qui ne supporte plus les mensonges de cette équipe de pyromanes qui crie au feu alors qu’elle l’a elle-même allumé !!!!  
 
Traitement inhumain et asocial des salariés qui souffrent chaque jour un peu plus et en ont effectivement MARRE…. Anecdote qui a son poids, en matière de « traitement »  (salarial celui-là) depuis 5 mois (début 2014 donc) les collaborateurs salariés de France Télévisions, 6 ans après la mise en place de l’entreprise unique, perçoivent des fiches de paies auxquelles ils ne comprennent rien car quasiment toutes erronées. (ce qui a fait que les élus de CE Siège ont suspendu le traitement de l'ensemble des points à l'ordre du jour de l'instance à la dernière séance).
 
Rémy Pflimlin peut crier au feu et accuser les autres de sa propre pyromanie, les salariés ne veulent qu’une chose : que cela cesse.