Snpca-Cgc

mercredi 3 juin 2015

Le SNPCA-CGC rempart à la tentative de mainmise par certains sur France Télévisions et l'audiovisuel public.

Sur le site de France Télévisions sous le titre « Principes et objectifs », au 2ème paragraphe de présentation, chacun peut lire "Télévision de tous les Français, France Télévisions place le respect du téléspectateur au cœur de son action".

France Télévisions appartient à tous. Elle est un bien public.

- Elle appartient aux français, aux contribuables avec les presque 3 milliards d’euros de la part de redevance que lui verse chaque année l’État.
- Elle est l’outil de travail  pour plus de 10.000 salariés qui en ont marre des petits arrangements entre amis
 Pas à un petit groupe, pas à quelques consultants, quelques conseillers et quelques politiques….elle ne peut pas être réservée à quelques-uns pour que prospère ce que  Laurent Mauduit le cofondateur de « Médiapart » appelait "le capitalisme de l'entre soi".

Le SNPCA-CGC qui en est totalement convaincu a décidé de saisir la Justice de façon imminente maintenant comme il l’a d’ailleurs confirmé à « Médiapart » et « Atlantico ».

La Justice, c’est devant elle qu’Anticor l’association d’élus et de citoyens contre la corruption, a déposé plainte visant les dépenses de taxi de l’ex-pdg de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) Agnès Saal et les contrats passés par Mathieu Gallet, actuel patron de Radio France, notamment ceux passés avec Denis Pingaud à l’époque où il présidait l’institut public. 

Anticor a porté plainte contre X au parquet de Créteil pour " favoritisme" pour les faits concernant Mathieu Gallet – à l’instar de la plainte déposée par le SNPCA-CGC instruite par le juge Renaud Van Ruymbeke visant les dirigeants de France Télévisions pour les contrats passés entre autres avec Bygmalion – et pour "détournement de fonds publics" en ce qui concerne Agnès Saal.

"Pour un établissement financé en majeure partie par le contribuable, il y a une totale désinvolture, voire plus, sur la gestion de l’argent public à un moment où l’État se doit d’être exemplaire", a déclaré Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor qui soulève de "multiples infractions touchant à la probité publique ».  

S’agissant de la plainte concernant Agnès Saal. Fleur Pellerin face au tollé médiatique qu’a provoqué sa réintégration immédiate au ministère de la Cuture, explique dans  un entretien au Parisien publié ce mardi 2 juin : "J'ai décidé de saisir la justice. J'ai en effet saisi le procureur de la République de Créteil, sur la base de l'article 40 du Code de procédure pénale, en vertu duquel tout agent public ayant eu connaissance d'un délit doit le signaler à la justice". Et d’ajouter "Notre lettre de transmission comporte des éléments sur les frais de déplacement."

Pour la plainte visant Mathieu Gallet, l’association se fonde sur un article du Canard enchaîné publié au début de mai selon lequel un service du ministère de l’économie a révélé des "irrégularités" dans "plusieurs marchés publics passés sans aucune mise en concurrence et portant sur plus de un million d’euros avec des cabinets de conseil. Parmi ces marchés figurent notamment des contrats signés avec les sociétés OpinionWay puis Balises, pour un montant total de près de 250000 euros. Or, Balises est présidée par Denis Pingaud, actuel conseiller en communication de Mathieu Gallet à Radio France. Et M. Pingaud était vice-président d’OpinionWay lors de la signature des contrats avec l’INA".

Denis Pingaud…encore et toujours. L’actuel conseiller en communication de Mathieu Gallet à Radio France payé donc avec de l’argent public qu’ont pu apercevoir depuis quelques jours les salariés de France Télévisions aux côtés de Delphine Ernotte.

Depuis quelque jours, celle qu’un CSA déchiré a sorti de son chapeau pour remplacer Pflimlin  occupe deux bureaux et une salle de réunion au Ponant, l’immeuble « annexe » en face du siège de France Télé avec son assistante d’Orange et son nouveau directeur de cabinet, Stéphane Sitbon-Gomez mais surtout, le même Denis Pingaud consultant en stratégie et communication, qui reste président de sa société Balises et conseille également Mathieu Gallet pour Radio France.

Dès lors ce sont trois questions juridiques que pose le SNPCA-CGC et qui pourraient bien, le cas échéant, faire l’objet de nouvelles plaintes du syndicat et/ou d'Anticor. 

1°) Comment, combien et par qui sont payés ces  gens puisqu’il s’agit d’argent public ?

2°) Comment celle qui parle "d’un tuilage en bonne intelligence" et affirme "n’étant pas mandataire social, ne  pas  pouvoir négocier d’embauches", a-t-elle pu embaucher un directeur de cabinet poste qui n’existe pas dans l’organigramme France Télé ? 

3°) Enfin et surtout, comment les salariés que certains ne calculent qu'en nombre de postes supprimés dans le cadre de plans de licenciements collectifs à répétition, pourraient-ils tolérer longtemps en tel climat et ne pas démarrer comme à Radio France, un mouvement social d’ampleur ?

Paris le, 2 juin 2015

Elections au siège, découvrez les listes de candidats présentés par le Snpca-Cgc



ÉLECTIONS AU SIÈGE : Manipulations électorales ?!?...



ÉLECTIONS AU SIÈGE :

Manipulations électorales ?!?...

Prise la main dans le sac... ou plus exactement dans les urnes !
Que la direction aurait voulu truquer les élections (choisir ses interlocuteurs !), qu'elle ne s'y serait pas pris autrement : gérer elle même les votes par correspondance ! Rien de moins !
Sachant qu'avec un deuxième tour en juillet (congés, Tour de France, récupérations, manque d'activité...), de très nombreux salariés n'auront d'autre choix que de voter par correspondance...

Le PPE (le Protocole Pré-Électoral) est pourtant clair (comme expliqué ci-dessous !) : les votes par correspondance doivent êtres recueillis par un huissier !

« Le matériel de vote par correspondance comprendra :
  • une notice explicative
  • un exemplaire de chacun des bulletins de vote, titulaires et suppléants, correspondant aux listes présentées dans le collège dont relève l'électeur
  • deux enveloppes, l'une pour l'élection des titulaires, et l'autre comportant un signe distinct pour l'élection des suppléants
  • une enveloppe de retour du VPC individualisée (mentionnant le nom de l'électeur, son collège ainsi que la mention de la signature obligatoire- à défaut de laquelle le vote ne pourra pas être pris en compte) et portant les coordonnées de l'huissier.
  • les professions de foi des organisations syndicales intéressées ou des candidats libres d'un éventuel second tour. Celles-ci devront se présenter sous la forme d'une feuille de format A4 recto-verso. Elles seront imprimées en noir et blanc par l'employeur.

Seront prises en compte les enveloppes qui auront été envoyées jusqu'au jour du scrutin, dans la mesure où elles seront arrivées chez l'huissier au plus tard le lendemain du scrutin à 10h.
Au-delà de cette date, les votes ne pourront plus être pris en compte.”

De nombreux salariés ont donc été plus que surpris en découvrant les enveloppes de vote fournies dans le kit de vote par correspondance*...

Comme constaté ci-dessus, pas de mention d’un quelconque huissier, mais une  simple “autorisation”..., “un lieu de stockage des plis dans un bureau de poste”, a finit par nous répondre la Direction du Dialogue Social. En d’autres termes : une boîtes aux lettres qu'elle a mis en place dans les bureaux de postes auxquels sont rattachés les établissements du SIÈGE !!!...
Bizarre, bizarre...

Questionnée lundi 1er juin par le SNPCA-CGC, au surlendemain de la réception des kits de vote, la Direction du dialogue social du siège chargée des élections, a répondu dans un premier temps... par un grand silence !!!
Panique dans les bureaux concernés : le pot aux roses était découvert !!!

Sur pression du SNPCA-CGC ce mardi, cette même direction a été obligée de  nous fournir une liste d’huissiers et de nous cracher, la main sur le cœur : que neni, « je vous reconfirme donc que seul les huissiers de Justice sont habilités à récupérer ces plis et non la DRH comme vous le craignez »... Et ben voyons !...

Le SNPCA-CGC est en train de contacter tous les huissiers concernés pour faire le point sur l’organisation pour le moins étonnante de ce processus électoral et leur demander des garanties en la matière; seule manière de pouvoir obtenir des élections libres et transparentes.

Derrière cette affaire, c'est une fois de plus le choix des salariés que la direction de France Télévisions cherche à manipuler... pour son bon vouloir et ses intérêts ! Choisir ses interlocuteurs pour les instances, favoriser certaines organisations syndicales au détriment d’autres... La direction générale et son bras droit armé la DRH souhaitent ainsi poursuivre – et permettre par là-même à la prochaine direction (!)(cf Mediapart, Atlantico, Le Nouvel Obs, etc.) -  leur collaboration "ô combien profitable" avec certaines organisations syndicales qui n'attendent que ça : la cogestion au profit de leurs intérêts propres et communs, et surtout pas l’intérêt général : à savoir, celui des salariés comme celui des téléspectateurs dans le cadre d’un  service public de l’audiovisuel fort, honnête et apprécié de tous!!!!...

Le SNPCA-CGC appelle donc tous les salariés du Siège à la plus grande vigilance et les invite, dans la mesure du possible, à privilégier le vote direct en déposant directement ses bulletins dans les urnes, les 15 juin et 06 juillet prochain.

lundi 1 juin 2015

"TRAVAILLER ENSEMBLE"... ... ou les devoirs d'un employeur !



"TRAVAILLER ENSEMBLE"...

... ou les devoirs d'un employeur !


Une grande partie des personnels de l'établissement de Malakoff est restée coi et mal à l'aise mardi dernier devant les efforts déployés par la direction des Outre-mer 1eres pour favoriser le "Travailler ensemble".
Grand discours, appel à la mobilisation, duplex avec la station de Guadeloupe 1ere, dévoilement d'un "mur à témoignages", café gourmand... Le directeur des Outre-Mer 1eres, Michel Kops himself, n'a pas ménagé sa peine et les moyens pour inviter les salariés présents à Malakoff et en Guadeloupe "à agir en faveur du bien vivre ensemble".

Le SNPCA-CGC tient à apporter son plein soutien à cette opération de la direction tant les besoins sont grands en la matière ! Le SNPCA-CGC souhaite même vivement que cette opération soit étendue à l'ensemble des établissements et des antennes du groupe France Télévisions tant les besoins sont grands en la matière.

Sauf... SAUF... SAUF...
Sauf qu'à souhaiter le vivre ensemble, encore faut-il que cette même direction soit elle-même irréprochable et exemplaire sur ce sujet !!!
Qu'est-ce qu'un vœu pieu si ceux-là même qui sont censés engendrer de meilleurs comportements ne les honorent pas d'abord eux-mêmes, n'en sont d'abord pas les meilleurs acteurs et les meilleurs exemples ?...

Est-ce favoriser le "travailler ensemble" quand des salariés de France Télévisions :

- ne sont même pas salués dans les couloirs ou à l'entrée par des membres de la direction ?
- poirotent pendant des heures chaque jour parce que leur direction a décidé d'externaliser leur travail ?
- ne sont pas ou trop peu reçus par leur DRH ? Ou quand ils le sont, doivent la fermer parce qu'ils sont considérés comme des privilégiés ?... ("Ne vous plaignez pas : vous avez un boulot, n'est-ce pas ?")
- sont balancés de RRH en RH, de RH en DRH et inversement, de site en site, de bureau en bureau, voire d'antenne en antenne, parce que chacun se renvoie la balle pour ne pas assumer des décisions ou gérer les dossiers PARCE QU'EN HAUT LIEU personne ne veut arbitrer et assumer des choix parfois compliqués ?
- ne reçoivent même pas de réponses de leur direction à leurs courriers ou à leurs mails quand ils postulent à une mobilité... ou à un PDV ?
- découvrent des nominations, des jeux de chaises musicales et des transfuges d'une caste de privilégiés en dehors de toutes les règles de procédure en la matière ?
- constatent des comportements de certains hauts dirigeants limite mafieux qui préfèrent confier des productions à des sociétés extérieures auxquelles ils sont liés (et pour certains, d'anciens salariés du groupe - un comble !) plutôt que des les faire réaliser en interne par des personnels qui n'attendent que cela ?
- ont vu partir nombre de hauts cadres avec des sommes hallucinantes (vive le PDV pour certains !); des sommes qui manqueront cruellement à la production ?
- ne voient jamais leur direction venir les visiter sur leur lieu de travail, ne serait-ce que pour échanger, s'intéresser, s'informer, découvrir le quotidien et les conditions de vie dans l'entreprise ?
- sont mis au placard ou laissés "à l'abandon" en terme de promotion et de gestion de carrière ?
- sont montés les uns contre les autres par des décisions d'encadrement destinées à diviser pour mieux régner !
- sont refusés d'intégrer l'entreprise alors qu'ils ont des années et des années de collaborations intermittentes, de piges et autres CDDs ?
- constatent que leurs hauts dirigeants, à l'image des politiques qui les ont choisis, ne rendent quasiment jamais de compte de leur gestion (souvent calamiteuse !) de l'entreprise ?
- découvrent les sommes faramineuses dépensées dans des cabinets conseils au lieu d'être investies en interne ?
- découvrent des collègues promus par l'encadrement et l'employeur pour d'autres motifs que le professionnalisme, les compétence et l'investissement dans l'entreprise ?
- découvrent qu'ils n'ont plus la confiance de leur direction quand cette dernière fait appel à des prestataires extérieurs ?
- découvrent des financements occultes avec l'argent du contribuable de la direction générale qui, après coup, demande aux salariés d'en régler la note ?...
- sont de plus en plus gérés comme des pions et de moins en moins comme des collaborateurs ?
-etc. - La liste est longue !

Alors, oui, le SNPCA-CGC partage le même point de vue que Michel Kops et son équipe : la qualité de vie au travail dans nos établissements (et pas qu'au sein du réseau ex-RFO !!!) s'est fortement dégradée ces dernières années.
Le SNPCA-CGC demande lui aussi que l'on se mobilise TOUS pour l'améliorer, à tous les échelons de l'entreprise, et sur tous les sites, sans distinctions de lieu, d'antenne, d'audience et de métiers. Les rapports de la santé au travail abondent en ce sens et les élus des instances en sont les premiers informés et les premiers lanceurs d'alerte ! Les arrêts maladie longue durée n'ont jamais été aussi nombreux au sein de France Télés. Les médecins du travail, les assistantes sociales ainsi que les organisations syndicales croulent sous les demandes d'aide de salariés en souffrance, en grande partie du fait d'une gestion des personnels... accadabrantesque !.

TOUT N'EST PAS NON PLUS DE LA FAUTE ET DU RESSORT DE NOS DIRECTIONS DANS CETTE DEGRADATION DU TRAVAIL ET DU VIVRE ENSEMBLE DANS NOTRE ENTREPRISE !
CHACUN d'entre nous a aussi une petite part de responsabilité quand il campe sur ses positions et refuse de faire un pas dans l'évolution de son poste, de son métier, de ses prérogatives, quand il prend des responsabilités en ayant oublié d'où il vient, quand il ne se préoccupe que de son petit confort personnel....

POUR AUTANT, le vivre ensemble et le travailler ensemble dans l'entreprise relèvent AVANT TOUT de l'employeur, de sa responsabilité, de son bon vouloir (ou pas !), de sa mobilisation (ou pas !) pour faire en sorte que chacun des salariés puisse se sentir bien dans son environnement professionnel et donne le meilleur de lui-même au service de la mission pour laquelle il est rétribué.
C'est donc bien pour cette raison que nombre de présents mardi n'ont pas pleinement compris ou souhaité partager l'appel du patron de France Ô et des stations ultramarines.

La grande majorité des salariés attend désormais des gestes forts des directions (dans leur ensemble !) pour qu'à leur exemple d'engagements pris et tenus, ils puissent à leur tour agir pour ce mieux vivre et ce mieux travailler ensemble.

Le SNPCA-CGC espère enfin que cet appel de la direction, fusse-t-elle locale, ne soit pas une manœuvre déguisée pour faire avaler aux salariés des décisions managériales à venir qui s'annoncent compliquées, tant la situation économique de l'entreprise est difficile.

Cet appel à la mobilisation de tous pour un meilleur vivre ensemble dans l'entreprise tombe à un moment particulier, à quelques semaines d'un changement complet de direction générale...
Le SNPCA-CGC espère de tout cœur que l'appel de la Direction Outre-mer 1ere et France Ô sera non seulement entendu MAIS AUSSI mis en œuvre dès le premier jour de la prise de fonction, en août prochain, de la toute nouvelle équipe dirigeante et pour l'ensemble des salariés du groupe France Télévisions.

En attendant, mesdames et messieurs de la direction.... AGISSEZ LES PREMIERS !!!


Paris, le 29 mai 2015.

vendredi 29 mai 2015

POUR UNE TÉLÉ PUBLIQUE AU SERVICE DES CITOYENS… ET SÛREMENT PAS DES INTÉRÊTS POLITICO-FINANCIERS.



POUR UNE TÉLÉ PUBLIQUE AU SERVICE DES CITOYENS…
ET SÛREMENT PAS DES INTÉRÊTS POLITICO-FINANCIERS.


Nous ne sommes pas dupes.

La réforme de France Télévisions lancée par Nicolas Sarkozy et poursuivie par François Hollande ressemble étrangement à celle de France Télécom (aujourd’hui Orange) dans les années 90.

Dans un premier temps, transformation d’un service public national de proximité en « groupe concurrentiel de dimension européenne» (ce qui implique, entre autres choses : des redécoupages administratifs, des fusions et des fermetures de services, des délocalisation voire une externalisation à outrance, le repositionnement de salariés…lorsque ce n’est pas tout bonnement leur licenciement à travers un plan de départ massif ; le Canard enchaîné évoquait dernièrement 1.222 nouveaux postes supprimés).

Dans un deuxième temps, l’accélération de la sous-traitance puis une vente par morceaux (dite par appartements) justifiée par les coûts inévitablement induits par le surdimensionnement.

Depuis le lancement de la calamiteuse société unique, les salariés de France Télévisions sont exsangues. Pressés par leurs hiérarchies de se glisser dans le corset rigide d’une réforme technocratique, voilà six ans qu’ils sont confrontés jour après jour à un empilement de mesures contradictoires, antisociales et nuisibles à l’accomplissement de leurs missions. 

A la destruction massive des métiers et de l’outil de production s’ajoute l’inévitable souffrance humaine qui en découle, elle-même renforcée par un management techno-féodal que nous n’avons cessé de dénoncer.

La « révolution numérique » dont on nous rebat les oreilles ne doit pas être prétexte à une contre-révolution sanitaire et sociale !

Casse de la production télévisuelle publique au profit d’un confus et coûteux chantier numérique (assorti de ses « nouvelles écritures »… ) et, surtout, au profit d’une poignée de producteurs privés reçus par Emmanuel Macron la veille de la nomination de Delphine Ernotte.

Le SNPCA-CGC dit NON !

Laissez la télévision se faire par les travailleurs professionnels de la télévision et pas par les politiques, les « grands communicants » ou autres « sachants » (traduisez : grands restructurateurs) !

France Télévisions doit se recentrer sur sa mission première : la production-diffusion de programmes à la fois populaires et ambitieux.

Toutes ces coûteuses campagnes de communication bien-pensantes assorties de séminaires improbables pour l’encadrement, ça suffit !

Les salariés de France Télévisions sont assez grands pour vivre ensemble et, surtout, travailler ensemble (pourvu qu’on leur en donne les moyens…).

Dans ce contexte d’attaques tous azimuts, le SNPCA-CGC ne se positionne ni en co-stratège visionnaire, ni en co-gestionnaire.


Notre vocation de syndicat demeure la défense des intérêts des salariés et de leur outil de travail.

Avec trois grandes priorités :

-  La préservation et le développement de notre production interne face aux    producteurs et prestataires amis des ministres.

-  La santé des salariés et leur évolution de carrière face à un management    déshumanisé.

-  La reconquête de conditions de travail décentes face au non-respect de l’accord collectif par les directions, en particulier pour le temps de travail.

Ces choix stratégiques sont en jeu dans les élections professionnelles à venir.

Il importe à chacun de s’en saisir. Défendons ensemble notre télé publique et nos métiers !

jeudi 28 mai 2015

Patrice Papet, l'actuel dga/drh de France Télévisions débouté par la 17éme chambre correctionnelle de Paris et condamné à 2.000 euros



C’est la quatrième procédure où l'un des dirigeants de France Télévisions en l'occurrence Patrice Papet  "toujours" dga/drh de France Télévisions, attaque pour diffamation le directeur de publication du blog CGC Média ....et pour la 4ème fois, la 17ème chambre correctionnelle déboute l'intéressé de l'ensemble de ses demandes

Cette fois-ci, la 17ème chambre correctionnelle  condamne donc également Patrice Papet comme elle l’avait fait pour Rémy Pflimlin en soulignant, de surcroît, le "caractère abusif de la présente procédure".

Pour plus d'info: http://medias-cgc.blogspot.fr/2015/05/papet-lactuel-dgadrh-de-france-tele.html

mardi 5 mai 2015

France Télévisions partisan du moindre effort: impôts 2015, débrouillez-vous !



 Problèmes sur les salaires et déclarations d’impôts : France Télévisions s’en lave les mains !

Comme suite à certaines « inégalités » constatées concernant des niveaux de salaire, France Télévisions a pratiqué une forme de « rattrapage ».  Il y a donc eu harmonisation tardive suite à la transposition (basculement des anciennes grilles vers les nouvelles) et en conséquence, un surplus de revenus pour plus de 3.500 salariés environ.
Ces rattrapages de salaires peuvent être considérés comme revenus différés pour la direction des impôts, pouvant être étalés par un calcul sur la base d’une attestation de ces revenus différés.*

Dans le cadre des séances mensuelles de questions posées à la direction, les délégués du personnel demandent depuis des mois à la direction des paies (GARH Gestion Administrative des Ressources Humaines) et aux IRH d’établir le document ad hoc.

Pour autant, la responsable de la gestion des paies qui ne sait pas ce dialogue veut dire y compris avec ses équipes, fait la sourde oreille. Elle n’a visiblement que faire des problèmes des salariés ; il n’y a qu’à lire les dernières réponses faites aux délégués du personnel.

C’est comme ça et pas autrement…

Conséquences :

Les salariés attendent toujours leurs attestations pour les communiquer à leur centre d’impôt et faire les calculs justes… Ces attestations devraient  être transmises par les IRH. Mais quand ?
Les déclarations des impôts sont imminentes ! Le 19 mai version papier et la mi-juin au plus tard pour la déclaration Internet.

Conclusion :

Les salariés qui ont été harmonisés, l’ont été car ils avaient à priori un salaire inférieur à leurs collègues pour le même type de poste. Cette harmonisation n’est donc par définition qu’une mesure d’équité salariale.
Il est donc invraisemblable que les salariés dont l’entreprise constate le retard en matière de salaire subissent une forme de double peine avec un rattrapage d’impôts plus lourd que d’ordinaire sans calcul d’un coefficient prenant en compte les années de rattrapage.

Autrement dit, si vous avez eu un salaire injustement inférieur pendant plusieurs années, vous allez en plus payer un impôt plus lourd avec un taux d’imposition supérieur à l’année passée.

Bénéfice de l’harmonisation : quasiment « peanuts » car vous paierez de toute façon et en proportion, plus d’impôts.

Dans un tel contexte, pourquoi faudrait-il se réjouir d’une telle harmonisation ? Rend-t-elle plus équitable la situation des salariés de France télévisions ?

Non, puisque les salariés harmonisés vont de toute façon voir la moitié de leur rattrapage passer dans leurs impôts. Ceci est encore plus vrai quand leur harmonisation a été conséquente… ce qui montre des inégalités de salaires importantes (parfois les harmonisations vont de 2.000 à 8.000 euros bruts annuels, ce qui montre l’écart de salaires qui existait auparavant).

Merci qui ?  Merci la direction du dialogue social !

Et s’il n’y avait que ça ?!

La plupart des CDD historiques qui ont saisi les Prud’hommes pour faire valoir leurs droits et qui ont finalement signé  une transaction pour se désister de leur procédure, sont également touchés.

Dans le cadre d’un protocole transactionnel, les salariés ainsi concernés, s’ils perçoivent des sommes au titre d’un préavis et des congés payés afférents au contrat suite au licenciement abusif dont ils sont victimes, perçoivent également des indemnités conventionnelles et transactionnelles qui  ne sont pas soumises à l’impôt.

Là aussi France Télévisions a fait très fort. Elle a indument déclaré  l’ensemble des sommes perçues comme des rémunérations…. imaginez la tête des ex-salariés concernés !!!!  Ils sont dehors mais en plus, ils retrouvent sur leur déclaration pré-remplie des sommes sans commune mesure avec la réalité ! Là encore, la double peine ou comment fausser le calcul de l’impôt et créer un nouveau problème pour ces salariés qui sont « hors » l’entreprise.

Autres situations : Les « trop perçus » et les manquements.

Combien de salariés ont eu des bulletins de salaire sans erreur sur cette dernière année ? Des salaires à ZERO pour certains, des salaires DOUBLE ou encore des omissions comme des rajouts injustifiés dans les lignes de calcul. A qui la faute ?  Au salarié qui en est la victime ?! 

Les personnels qui gèrent les paies ne sont certainement pas à blâmer… ils  font le maximum pour gérer comme ils le peuvent des bulletins de salaires et les demandes des salariés. 

Alors qui sont les responsables de ces énormes erreurs ?

Les responsables en accord avec la direction évidemment…. et par ricochet, les outils informatiques qu’ils ont validés qui permettent théoriquement de gérer les paies et donc la société qui a conçu ces outils.

La direction des paies mais aussi la direction du dialogue social à France Télévisions, ne semblent pas considérer tous ces dysfonctionnements avec beaucoup de sérieux…Pensez donc, les directrices et directeurs de ces « services » ont bien évidement d’autres chats à fouetter et autre chose de plus important à faire que de prendre en comptes les demandes des salariés !!!!

* Les salariés qui en avaient fait la demande ont reçu leurs attestations le lendemain de cet article mais en brut.